Pose du 1er coeur artificiel implantable à Dijon
Le 19 avril 2007, les équipe de chirurgie cardiovasculaire et d’anesthésie réanimation du CHU de Dijon ont procédé à l’implantation du premier coeur artificiel totalement implantable.
Cette première intervient vingt ans après la première transplantation cardiaque au C.H.U. de Dijon.
Existant depuis trois ans à peine, ce nouveau dispositif est une assistance mono-ventriculaire implantable (Heart-mate II). Il fournit un soutien à long terme aux malades dont le coeur est trop endommagé ou malade pour fournir un apport sanguin adéquat. Implanté dans le corps, il aide ainsi à pomper le sang en prenant en main la fonction du ventricule gauche. Sans cettePar aide, l’apport en sang oxygéné serait suffisant pour répondre aux besoins de l’organisme. Ce dispositif confère au patient une autonomie lui permettant de mener une vie normale y compris certaines activités professionnelles.
Dernier produit de la technique d’assistance ventriculaire, le Heart-mate II a l’intérêt d’être un dispositif dont la place dans l’arsenal thérapeutique s’accroît du fait de la pénurie de greffons disponibles et du vieillissement de la population. Il peut être implanté provisoirement en attente d’une récupération du myocarde ou d’une transplantation cardiaque, ou définitivement en l’absence de ces deux éventualités.
Néanmoins, la généralisation de tels dispositifs devrait se heurter à deux principaux problèmes. La 1ère difficulté réside au niveau de l’indication opératoire visant à déterminer le moment optimum pour la mise en place de cet appareil. La seconde difficulté est financière, s’agissant d’un appareil de 80 000 €…
Source : Communiqué du CHU de Dijon du 21 mai 2007
COMMENTAIRE
Le constat est qu’il y a pénurie mondiale d’organes. Aux Etats-Unis, 62 000 patients sont dans l’attente d’un organe et 11 personnes meurent chaque jour faute de pouvoir bénéficier d’un don.
Mais par exemple, depuis la première transplantation cardiaque de décembre 1967 faite par Christian Barnard [chirurgie cardiaque au Cap en Sud-Afrique] la recherche biomédicale explore différentes pistes, allant de la greffes d’organes d’animaux, à des organes artificiels maintenant miniaturisés et implantables.